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Dclaration annuelle du recteur 2024

Le 4 novembre 2024, le recteur Daniel Jutras s’est adress aux membres de l’Assemble universitaire à l’occasion de sa dclaration annuelle.

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¶Ů˛ą˛Ô˛őĚý: Allocution

Chers et chères membres de l’Assemble universitaire,

 

Je vous remercie de m’accorder cette occasion de prsenter l’tat de notre universit. J’aborderai galement des thèmes qui me semblent fondamentaux tant pour le dveloppement de notre communaut que pour la poursuite de la mission universitaire à l’chelle globale. Je serai heureux de rpondre à vos questions à la fin de mon expos.

 

En prparant cette dclaration, j’ai eu le rflexe de penser aux annes coules depuis mon arrive Ă  l’91łÉČË. Je me demande comment les historiens qualifieront cette première moiti des annes 2020, qui a vu la pandmie, l’avènement de l’intelligence artificielle gnrative, le retour de l’inflation, la monte des tensions dans nos socits et, partant, leur polarisation. Nous sommes entrs dans une ère d’acclration et de surprises, d’inquitudes, mais aussi de grandes promesses.

 

À première vue, ce devrait être une conjoncture favorable aux universits. La prosprit des nations repose de plus en plus sur les connaissances de pointe et sur les personnes qui sont en mesure d’appliquer ces connaissances et d’en produire de nouvelles. Nos dmocraties ont plus que jamais besoin de citoyennes et de citoyens clairs, engags et rsilients. Et nos socits ont besoin de lieux de rflexion où l’on cherche librement, où l’on cre et où l’on distingue le vrai du faux. Jamais la mission universitaire n’a t aussi pertinente.

 

Et pourtant, les universits se trouvent confrontes à un paradoxe. Le rejet de la raison et la contestation de la science sont dsormais courants dans certains milieux politiques et mdiatiques. Partout dans le monde, on ne compte plus les tentatives d’ingrence dans les affaires universitaires, alors que des acteurs politiques et des groupes de pression rclament des mesures sur la gestion des conflits dans les universits ou sur ce qui peut être dit ou non sur les campus. La libert universitaire est mal comprise et fragilise, et le sera peut-être plus encore à l’issue des lections amricaines qui auront lieu demain.

 

Ici, au Qubec, les universits portent souvent le bonnet d’âne dans le discours public. On nous reproche d’accueillir trop d’tudiantes et tudiants internationaux, qui sont pourtant un moteur important de la vitalit de notre socit. Certains vont même jusqu’à dcrier nos efforts d’quit, d’ouverture et d’appartenance envers les communauts marginalises. D’autres se montrent sourds au rôle vital que jouent les arts, la musique, les sciences humaines et la recherche fondamentale dans notre bien-être collectif. Bref, les universits sont devenues une cible facile et pratique.

 

Ces tirs groups ne sont pas sans consquence. J’ai t secou cette anne par les rsultats d’un sondage ralis pour Universits Canada qui rvèle que les opinions favorables à l’gard des universits ont chut de façon notable, passant de 64 % en 2020 à 50 % en 2024. La monte du populisme en Occident n’est pas trangère à ce dclin, même si le facteur principal de perte de confiance est associ au coût très lev des tudes universitaires dans le reste du Canada. Au Qubec, où les droits de scolarit sont moins levs, c’est diffrent : 62 % des personnes sondes ont encore une opinion positive des universits. Reste que la tendance est inquitante, entre autres parce que la confiance de la population et le financement public sont intimement lis. Malgr ce que certains en disent, toutes les universits du Qubec sont publiques, finances par les fonds publics, et toutes sont assujetties aux mêmes devoirs et obligations de reddition de comptes. Toutes les universits qubcoises s’efforcent de s’ouvrir au plus grand nombre et de servir la socit qubcoise, chacune avec ses forces et ses expertises propres. Cependant, si la confiance s’rode et que nos communauts ne placent plus d’espoir dans les universits, nos dirigeants investiront ailleurs, et personne ne leur reprochera de manquer de vision.

C’est ainsi que notre financement public s’effrite. Dans le financement de la recherche par exemple, le Qubec et le Canada s’loignent de la tendance moyenne de l’OCDE, soit une hausse marque des investissements. On peut saluer les efforts notables de rinvestissement dans le dernier budget fdral, mais à moins d’acclrer le rythme, le Canada sera bientôt hors course parmi les grandes nations scientifiques.

 

Que peut-on faire pour freiner cette rosion de notre capital de confiance? J’ai d’abord envie de rpondre par ce qu’il ne faut pas faire : un repli dfensif dans le silence satisfait de ceux et celles qui ont la certitude d’avoir raison; ou pire encore, une contre-attaque qui dmoniserait les gens qui nous critiquent.

 

Nous devons certainement dfendre la rationalit, la libre recherche, la science et la culture de manière entière et passionne, mais cela ne sera pas suffisant. Nous devons aussi reconnaître que cette reconfiguration du discours qui nous marginalise est en voie de s’acclrer. Il faut prendre acte de la distance qui s’est cre et offrir à nos communauts un nouveau pacte social. Une promesse que l’universit s’engage fermement à servir le bien commun. Un regard clair sur ce qui empêche les humains de s’panouir. Une volont d’expliquer, aussi concrètement que possible, le rôle capital que joue l’universit dans la vie dmocratique, culturelle et conomique. Un espoir que les universits peuvent offrir un rempart contre la fragmentation et la polarisation de notre socit. Une main tendue vers ceux et celles qui ne voient pas encore, ou ne voient plus, l’apport des universits dans leur vie quotidienne, en ne sous-entendant jamais qu’ils ont systmatiquement tort et nous raison.

 

Ce pacte renouvel avec le monde qui nous entoure, l’91łÉČË s’y consacre depuis des annes. Nous avons djĂ  inscrit la recherche du bien commun au coeur mĂŞme de notre mission. En misant sur un enseignement qui inspire et transforme, un leadership en recherche ouverte et responsable et un engagement sincère auprès de nos communauts, notre universit aspire Ă  devenir l’universit de langue française la plus influente dans le monde. C’est la vision que nous avons exprime collectivement dans notre plan stratgique, et je suis convaincu que c’est ce que le monde attend de nous. C’est la place que nous pouvons et devons occuper.

 

Le moment est opportun pour vous parler des moyens que nous mettons en oeuvre à l’chelle institutionnelle pour atteindre cet objectif. Comme vous le savez, j’entreprendrai en juin prochain un nouveau mandat de cinq ans à la direction de l’Universit. Nous avons encore beaucoup de choses à raliser, mais avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais faire avec vous un rapide survol du bilan de sant de notre universit.

 

***

 

En dpit de l’ternel enjeu du financement public que j’ai voqu plus tĂ´t, les choses vont plutĂ´t bien pour l’91łÉČË. Ces derniers mois, trois facteurs importants se sont aligns pour nous ouvrir la voie vers la ralisation de nos objectifs.

 

Premièrement, la tendance des inscriptions Ă  l’Universit s’est inverse après cinq annes de recul. Nous avons connu cet automne une hausse de 3,3 % des effectifs tudiants, qui vient attnuer la baisse que nous avons subie de 2018 Ă  2023. La courbe des inscriptions devrait poursuivre sa remonte au cours des prochaines annes. La dmographie nous sera favorable, comme l’indique l’augmentation significative des admissions dans les cgeps enregistre cet automne. Les cycles suprieurs ont aussi la cote Ă  l’91łÉČË. Un peu plus du quart des tudiantes et des tudiants qui frquentent notre universit sont inscrits Ă  la maĂ®trise ou au doctorat.

 

Deuxièmement, en plus de la croissance des effectifs tudiants, notre universit connaît une croissance philanthropique ingale dans son histoire. Nous avons transform durablement nos pratiques et notre culture philanthropique, et nous en voyons les rsultats aujourd’hui. Le total des engagements de la campagne L’heure est brave s’lève à près de 690 M$, ce qui reprsente 69 % de notre objectif d’un milliard de dollars. Depuis le lancement de cette campagne, en fvrier dernier, nous recueillons plus de 10 M$ par mois en dons! Nous aurons le dfi de soutenir ce rythme dans les annes à venir, et j’ai confiance dans la capacit de nos quipes.

 

Enfin, le troisième facteur positif pour le dveloppement de l’Universit est l’anne productive que nous avons vcue sur le plan des relations de travail. Nous avons renouvel les conventions collectives avec plusieurs de nos partenaires syndicaux : le Syndicat des charges et chargs de cours, l’Unit des mcaniciens de machinerie fixe et des techniciens en mcanique de bâtiment, le Syndicat gnral des professeures et professeurs (SGPUM) ainsi que l’unit des cliniciens-enseignants et cliniciennes-enseignantes et autres membres du personnel enseignant du SGPUM. Nous avons galement renouvel le protocole d’entente avec l’Association des cadres et des professionnels de l’Universit. Un environnement de travail inspirant est une condition essentielle à notre succès, et je me rjouis de voir que notre universit figure, anne après anne, parmi les 100 meilleurs employeurs au Canada et parmi les employeurs de choix en matière de diversit.

 

Du côt des dfis, nos rsultats en recherche seront à surveiller. Malheureusement, le dclin relatif du nombre de demandes de subvention que soumettent nos chercheurs et chercheuses depuis la pandmie transparaît dans les classements internationaux. Par exemple, depuis 2021, l’Universit est passe du 73e au 125e rang dans le classement du Times Higher Education, principalement en raison de la note qui est accorde à l’Universit pour la recherche. Je tiens à prciser qu’être 125e sur 2092 tablissements reste une source de fiert : nous sommes toujours l’une des meilleures universits du monde. Et nous sommes sur la bonne voie pour redresser le tir et tablir une vritable culture de la recherche à l’Universit. J’y reviendrai dans quelques instants.

 

Enfin, la modernisation des infrastructures sur le campus de la montagne constitue un autre dossier important pour la communaut de l’UdeM. Il y aurait beaucoup à dire sur la ncessaire revitalisation de nos installations numriques et sur le financement pour y parvenir qui n’est pas au rendez-vous, mais je m’en tiendrai à deux constats qui concernent nos lieux physiques de vie et de travail.

 

D’une part, les personnes qui frquentent le campus de la montagne devront encore s’armer de patience : les chantiers se poursuivent et nous entrons de plain-pied dans la phase de la reconstruction intrieure aux pavillons Roger-Gaudry et Marie-Victorin, une phase qui doit durer jusqu’en 2027. Nous sommes très conscients des inconvnients que ces travaux peuvent causer à nos membres et nous avons mis en place plusieurs mesures pour en rduire les effets.

 

D’autre part, la dcision du gouvernement du Qubec de plafonner les sommes que l’Universit peut dpenser annuellement pour ses projets d’immobilisation en maintien des actifs pose d’autres dfis. Cette nouvelle mesure n’a pas de consquences immdiates sur le projet de raffectation des pavillons Roger-Gaudry et Marie-Victorin, ni sur le dveloppement du campus de Saint-Hyacinthe ni sur la phase 2 du campus MIL, dont la planification suit son cours. En revanche, certains autres projets devront être revus et des appels d’offres seront suspendus, du moins temporairement.

 

On n’y chappera pas : ces nouvelles règles ralentiront le rythme des rnovations de nos bâtiments, dont plusieurs prsentent des signes vidents de vtust. Un rapport publi en septembre par le Bureau de coopration interuniversitaire indique que l’91łÉČË a le pire indice moyen de vtust des infrastructures d’tablissements d’enseignement suprieur au Qubec. Pas moins de la moiti de nos composants obtient la cote E. Le vaste programme de rnovation que nous avons entrepris est donc plus que ncessaire. Je vous assure que nous ne ferons jamais de compromis sur la scurit des personnes et que nous ferons tout en notre pouvoir pour attnuer les effets du plafonnement des dpenses qui nous est impos.

 

***

 

VoilĂ  pour quelques signes vitaux de l’91łÉČË au tournant de 2024-2025. Malgr les embĂ»ches, l’UdeM continue de tirer son pingle du jeu comme elle l’a toujours fait et comme je le constate encore chaque jour depuis bientĂ´t cinq ans.

 

Au sortir de la crise sanitaire, notre universit s’est dmarque en apportant des rponses rapides et efficaces à une autre crise, celle des pnuries de professionnels et professionnelles dans le secteur public. En mdecine, nous avons dmnag nos activits d’enseignement prclinique au centre-ville afin d’accueillir des cohortes plus importantes et nous travaillons sur d’autres projets qui permettront d’augmenter encore notre capacit d’accueil en sant. En mdecine vtrinaire, nous avons lanc un programme dlocalis à Rimouski pour rpondre aux besoins des rgions dans le secteur des grands animaux. En sciences infirmières, nous sommes la destination de choix pour la formation des infirmières praticiennes spcialises et infirmiers praticiens spcialiss et nous avons par ailleurs cr le premier microprogramme d’intgration du Qubec, qui permet de faire le saut à la deuxième anne du baccalaurat et d’intgrer plus rapidement les milieux de soins. La Facult des sciences de l’ducation a adapt ses programmes pour faciliter la formation des enseignantes et enseignants non lgalement qualifis qui sont en poste dans les coles tout en prservant les standards de qualit les plus levs.

 

Nous avons aussi commenc à transformer nos façons de faire. En nous rapprochant de nos donateurs et donatrices et de nos personnes diplômes avec des vènements comme nos premières Grandes Retrouvailles. En produisant des donnes institutionnelles qui clairent la prise de dcisions, en particulier pour ce qui touche aux effectifs tudiants. En revoyant nos stratgies en ressources humaines et en gestion des risques. En regroupant nos services en internationalisation et en francisation au sein d’UdeM international et d’UdeM français. En professionnalisant nos relations gouvernementales à Qubec et Ottawa. En rehaussant notre image de marque. En tissant des liens de plus en plus serrs avec nos tablissements affilis et avec nos partenaires communautaires. Ou en fdrant nos nergies autour des questions du dveloppement durable, de la diversit et de l’accueil des Premiers Peuples.

 

Nous avons pris les commandes de projets scientifiques majeurs en intelligence artificielle et en biotechnologie, et ouvert de nouveaux vecteurs d’influence pour l’Universit dans le financement de la recherche, la dfense des liberts universitaires, la science ouverte et responsable et l’approche Une seule sant. Nous avons redonn une place de choix à la recherche-cration. Nous avons aussi amorc une transition importante dans le financement intgr aux cycles suprieurs afin de combler un retard historique qui plombait nos efforts. Et nos athlètes d’excellence continuent de remporter des championnats provinciaux et nationaux.

 

Le chemin que nous avons parcouru ensemble est vraiment impressionnant. Ce sont vos ides, votre nergie et vos initiatives qui permettent aujourd’hui Ă  l’91łÉČË de dire avec fiert qu’elle mrite pleinement la confiance du public. C’est votre engagement au service du bien commun qui fait de l’UdeM le vaisseau amiral du rseau universitaire qubcois et le fer de lance du savoir qubcois partout sur la planète.

 

C’est donc avec optimisme que j’envisage la poursuite des deux chantiers les plus vastes que nous ayons lancs, mais aussi les plus fondamentaux pour l’avenir de notre universit : la mise en place d’une vritable culture de la recherche dans nos murs et le rehaussement de l’exprience tudiante.

 

L’anne dernière, dans ma dclaration annuelle, j’ai parl de la ncessit de dynamiser la culture de la recherche sur nos campus afin que l’UdeM conserve sa place parmi les trois grandes universits de recherche au Canada, une place que nous avons retrouve cette anne. Si nous souhaitions la reprendre, ce n’est pas tant pour la position en elle-même, mais parce que nos succès en recherche et en cration sont une source cruciale de l'influence de notre universit à travers le monde, de sa capacit à offrir les meilleures formations et à servir le bien commun.

 

Au cours de l’anne, nous avons mis beaucoup d’nergie dans ce dossier, en collaboration avec les facults et les directions dpartementales. Je pense entre autres à l’implantation de services de proximit qui vont amliorer le soutien et les conseils aux chercheurs et chercheuses dans l’obtention de nouveaux fonds. Je pense au travail mticuleux que nous menons sur les donnes en vue de mieux comprendre les cycles de l’activit de recherche de pointe qui se fait chez nous et de mieux cibler nos efforts pour en accroître la diffusion et l’influence. Je pense aussi à l’attention renouvele que nous portons à la progression de toutes les carrières professorales, en optimisant nos pratiques à chaque tape, du recrutement jusqu’à la retraite. Je pense enfin à l’initiative des Bourses de la montagne, un programme interne amorc cette anne qui permettra d’offrir aux tudiantes et tudiants des cycles suprieurs une cinquantaine de bourses de 25 000 $ par anne sur une priode de trois ans.

 

Ce chantier va se poursuivre et se traduire par plusieurs autres initiatives, avec une seule intention : faire en sorte que l’excellence en recherche soit un vritable objectif partag, collectif, ancr dans la collaboration et le soutien mutuel. On me dira que les dfinitions de l’excellence sont toutes problmatiques. Je rpondrai que la mienne est simple : que chaque personne engage en recherche puisse et veuille dployer la meilleure version d’elle-mĂŞme Ă  l’91łÉČË. C’est Ă  cette condition que l’UdeM pourra contribuer Ă  la conversation mondiale dans toutes les disciplines et devenir, elle aussi, la meilleure version d’elle-mĂŞme Ă  laquelle nous aspirons tous et toutes. Nous n’y sommes pas encore.

 

L’autre grand chantier qui mobilisera nos ressources est celui du rehaussement de l’exprience tudiante.

 

Ă€ travers toutes mes annes d’enseignement, j’ai acquis la certitude que le rĂ´le d’une universit n’est pas seulement de transmettre des connaissances, c’est aussi de changer des vies. Les personnes qui choisissent le parcours universitaire espèrent ĂŞtre inspires par leurs enseignants et enseignantes et leurs collègues de classe. Elles veulent obtenir un diplĂ´me, certes, mais aussi vivre de nouvelles expriences, dcouvrir leurs forces, largir leurs horizons, aller au bout d’elles-mĂŞmes. La qualit de l’exprience d’tudes peut devenir la marque de commerce de l’91łÉČË et l’un des principaux vecteurs de son influence dans le monde. Nous avons d’ailleurs fait du rehaussement de l’exprience tudiante le premier pilier de notre campagne philanthropique, auquel nous allouerons la part la plus importante des fonds amasss, soit 400 M$.

 

Ce grand projet, nous l’avons commenc par le commencement, c’est-à-dire l’admission, là où s’tablit le premier contact avec l’Universit. L’exprience d’admission a t rendue plus conviviale et flexible pour le premier cycle et nous poursuivons le travail aux cycles suprieurs en visant l’acclration du processus de slection.

 

Nous avons aussi cr trois espaces d’apprentissage optionnels dans lesquels nos tudiants et tudiantes peuvent personnaliser leur exprience d’tudes tout en acqurant d’autres comptences que celles prvues dans leur programme de formation. Les parcours exprientiels RECI, le programme entrepreneurial Millnium Qubecor et les Cercles de l’UdeM invitent à l’engagement, au dpassement et aux expriences transdisciplinaires. Ces initiatives, qui seront renforces par la philanthropie, suscitent djà l’enthousiasme de nos tudiants et tudiantes. Aux cycles suprieurs, nous consacrons beaucoup d’nergie à offrir un accompagnement personnalis pour le dveloppement de comptences relatives à l’employabilit, notamment à travers le programme des Saisons des Études suprieures et postdoctorales. À tous les cycles, il nous faut redoubler d’efforts pour soutenir la persvrance et l’obtention du diplôme dans des dlais appropris, entre autres par une vigilance accrue autour de la sant mentale de notre communaut tudiante.

 

Le gros morceau qui nous reste à entreprendre dans ce chantier concerne la qualit de l’exprience en classe. Je suis conscient que ce sera le plus difficile, mais il faut le faire : c’est dans la salle de cours que se construit et se vit l’essentiel de la relation entre l’tudiant ou l’tudiante et son universit. Dans les mois à venir, nous acclrerons les actions en matière de pdagogie dans une perspective d’innovation et d’excellence en enseignement. Nous rflchissons djà aux manières dont les outils numriques et l’apprentissage exprientiel peuvent rendre les cours plus stimulants tout en accordant une valeur fondamentale aux interactions en prsentiel. Plusieurs facults ont revu, sinon rvolutionn, leurs programmes et dveloppent une expertise inestimable dans l’optimisation des pratiques pdagogiques dans de nombreux domaines disciplinaires, notamment dans d’impressionnants laboratoires de simulation. La Facult de l’ducation permanente se redfinit pour rpondre encore mieux aux besoins de populations tudiantes au parcours atypique. Et nous continuons de mettre en place de nouveaux moyens de reconnaître et de clbrer les membres du personnel enseignant de tous les statuts qui touchent le coeur de nos tudiants et tudiantes. Ces personnes changent des vies – c’est la plus belle chose à laquelle nous pouvons tous et toutes aspirer.

 

***

 

Au terme de cette longue dclaration, je constate qu’il y a un fil conducteur qui relie tous nos succès, nos efforts et nos grands chantiers : la passion.

 

La passion, c’est la valeur la plus distinctive parmi celles que nous avons nonces ensemble dans notre plan stratgique. La passion d’apprendre. La passion de communiquer. La passion des questions qui n’ont pas encore de rponse. La passion de chercher, de crer et de dcouvrir. La passion de se dpasser. Sur nos campus, j’ai crois, depuis bientôt cinq ans, des centaines de personnes animes par la passion. Elles appartiennent à la communaut tudiante, diplôme, enseignante et à tout le personnel de soutien.

 

Ce que nous faisons ensemble, mus par cette passion, est beau, grand et terriblement important. La passion de servir une institution qui contribue vritablement au bien commun, c’est notre arme pas si secrète. L’antidote au cynisme ambiant. Le moyen le plus sûr de regagner la confiance du public, des dcideurs politiques et de toute la socit que nous servons. J’exprime le souhait que cette passion soit toujours contagieuse.

 

Merci.