Chers et chères membres de l’Assemble universitaire,
Je vous remercie de m’accorder cette occasion de m’adresser à vous et d’ouvrir un dialogue sur les dfis auxquels nous sommes confronts ainsi que sur les projets que nous devons mettre en Å“uvre pour assurer l’essor de l’91³ÉÈË.
Les membres de la communaut universitaire ont redcouvert cet automne la vie sans masque obligatoire et sans mesures de distanciation sociale. L’activit universitaire s’installe dans ce que nous pourrions appeler une nouvelle normalit, avec tout ce que cela reprsente de positif. Même si la pandmie n’est pas termine, et même si nous demeurons alertes devant le risque sanitaire toujours prsent, l’Universit fonctionne rondement, forte de l’exprience acquise au cours des trois dernières annes.
Le temps est venu de mener à bien les ambitions que nous nous sommes collectivement donnes dans notre plan stratgique. Je vous parlerai aujourd’hui du travail que nous avons devant nous pour raliser notre objectif de devenir, au cours de la dcennie, l’universit de langue française la plus influente dans le monde.
La question revient souvent depuis le lancement du plan stratgique : qu’entendez-vous par « l’universit la plus influente »?
De façon toute simple, nous voulons faire en sorte d’occuper toute la place qui nous revient au Qubec, au Canada et dans le monde. Nous voulons qu’un dclic se produise dans les esprits lorsqu’on entend le nom « 91³ÉÈË Â». Que des associations d’ides se fassent spontanment : l’91³ÉÈË, c’est l’universit d’avant-garde. L’universit pertinente. L’universit qui rinvente la recherche et travaille au bien commun. L’universit partenaire qui fait avancer les choses. L’universit qui incarne sa ville et qui l’anime. L’universit qui fait rayonner le gnie du Qubec partout dans le monde.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vais prendre un moment pour aborder l’tat des lieux avec lequel nous devons composer. Il faut le faire avec lucidit parce que le contexte actuel n’est pas entièrement positif, tant s’en faut.
Je voudrais mentionner quatre aspects de la conjoncture actuelle qui concernent le monde universitaire dans son ensemble, de manière directe. Chacun de ces aspects mriterait une discussion plus approfondie. Je ne les prsente ici qu’à grands traits afin de bien cadrer les orientations que je dcrirai ensuite.
Un premier lment de la conjoncture est le dclin des effectifs tudiants locaux et la croissance des inscriptions des tudiants internationaux. C’est un phnomène qui touche toutes les universits au Canada et l’91³ÉÈË n’y chappe pas. Selon les derniers chiffres disponibles, nous accusons un recul global des inscriptions de près de 5 % par rapport à 2019 et de 8 % au premier cycle. La baisse a tout de même t attnue par nos succès en matière de recrutement international, avec des gains de 3 % au premier cycle et d’un impressionnant 25 % aux cycles suprieurs. Ce phnomène confirme une tendance proccupante que nous observons depuis quelques annes, mais qui semble maintenant prendre de l’ampleur.
Il est difficile de prvoir comment ces chiffres volueront au cours des prochaines annes. La courbe dmographique au Qubec sera bientôt à la hausse pour le groupe d’âge concern, mais le contexte socioconomique pourrait peser sur la dcision de ces jeunes de venir ou non à l’universit. Quant à la mobilit des tudiants internationaux, elle est sujette à des pressions conomiques et gopolitiques sur lesquelles nous n’avons que peu d’influence. Une chose est claire : même s’il ne faut pas ncessairement aspirer à une croissance constante de nos effectifs, tout dclin soutenu aura des consquences sur notre marge de manœuvre budgtaire.
Nous devons par consquent être attentifs à l’volution du financement universitaire et continuer d’encourager le Qubec à acclrer le rattrapage qui s’impose encore. Et pour que nous ayons les coudes franches pour raliser de grandes choses, nous intensifierons nos efforts sur le terrain philanthropique en lançant à la fin de 2023 une grande campagne qui renouvellera la culture de l’engagement chez nos personnes diplômes et qui aura un effet puissant et durable sur notre universit.
Un deuxième aspect de la conjoncture touche le financement de la recherche. Les chercheurs et les chercheuses le savent : il est de plus en plus difficile d’obtenir un soutien substantiel et rcurrent du côt des conseils subventionnaires tant à Qubec qu’à Ottawa. La comptition est froce et les programmes sont de plus en plus souvent axs sur des thmatiques que le gouvernement juge prioritaires, sans parler du financement des nouveaux talents aux cycles suprieurs, qui stagne depuis des dcennies. Nous pouvons nous rjouir que l’91³ÉÈË tire encore son pingle du jeu dans ce cadre. Nous rcoltons chaque anne quelque 600 M$ en revenus de recherche, ce qui nous place au quatrième rang parmi les universits de recherche canadiennes. Mais c’est une position fragile, surtout si le nombre de demandes de financement portes par nos collègues de la recherche ne suit pas le même rythme que celui des autres grandes universits de recherche au Canada.
Troisièmement, la conjoncture est marque par une transformation du cadre pdagogique de la formation universitaire. La pandmie a acclr le recours aux nouvelles technologies et stratgies numriques, et l’enseignement hybride ou à distance occupe maintenant une place plus grande. Le contexte conomique favorise les programmes courts orients vers les besoins immdiats du march, et certaines disciplines en forte demande sont priorises dans les orientations gouvernementales. Tout cela appelle une rflexion sur le rôle des universits. Ceux et celles qui, comme moi, tiennent à une vision humaniste de l’universit doivent dsormais renouveler leur argumentaire, optimiser leurs pratiques pdagogiques et expliquer pourquoi le Qubec a besoin de tous les talents, en particulier ceux qui sont issus des cycles suprieurs.
Quatrièmement, toutes les grandes universits de recherche au Canada font face au dfi important du vieillissement de leurs installations, dans un contexte où les coûts de rnovation et de construction explosent. Ici encore, l’91³ÉÈË n’chappe pas au phnomène. Tout le monde est conscient de l’tat de vtust de plusieurs de nos environnements d’enseignement, de recherche et de travail. Les travaux planifis sur nos campus exigeront des efforts et de la patience pour quelques annes encore et devront être mens dans une perspective budgtaire rigoureuse et conforme aux objectifs de dveloppement durable.
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Voilà , sommairement exposs, quelques enjeux universitaires qui retiennent notre attention cette anne. Pour complter ce tableau, il faut aussi prendre en compte le contexte inflationniste, la possibilit d’une rcession, la pnurie de main-d’œuvre qui a des rpercussions sur nos oprations et le dlicat quilibre que tous les employeurs essaient de prserver entre le travail hybride, l’efficacit des processus administratifs et l’engagement à l’endroit de l’organisation. Indubitablement, ce qui se passe dans le monde bouscule et continuera de bousculer notre quotidien.
Il reste que l’91³ÉÈË est en bonne sant. Elle dispose d’un potentiel extraordinaire, dont nous avons pu prendre toute la mesure dans sa rponse à la crise des deux dernières annes. Grâce à votre travail et votre engagement, nous avons fait ce que doivent faire les grandes universits comme la nôtre. Et nous devrons continuer de le faire, puisque le contexte global demeure une source d’inquitude. La crise du climat n’est pas en voie de se rsorber. Les menaces sanitaires se multiplient. Même si la pauvret extrême recule, les carts de richesse continuent de se creuser. Et les dmocraties sont fragilises par la polarisation du discours et la marginalisation des faits.
Devant ces dfis, il n’est pas question de sombrer dans le dcouragement ni de baisser les bras. Il faut plutôt faire des choix quant à la place de l’91³ÉÈË dans cet environnement et quant au rôle que nous voulons jouer. Pour le dire simplement, nous avons l’obligation de faire partie de la solution à ces enjeux existentiels, la responsabilit d’accompagner et de former les visionnaires de demain et le devoir de dfendre le savoir, la libert universitaire, l’intgrit scientifique et la libre cration sur toutes les tribunes.
À cet gard, le plan stratgique labor l’an dernier trace la voie pour l’91³ÉÈË. Au cours des dernières annes, nous nous sommes donn collectivement un projet inspirant et rassembleur. La mission que nous avons choisie est d’accompagner la socit dans une perspective de bien commun. Notre vision pour 2032, je le rpète, est de devenir l’universit de langue française la plus influente dans le monde. Le temps est venu d’aller de l’avant dans la ralisation de cet ambitieux projet.
Il y a beaucoup à faire, et il faut commencer quelque part. Dans l’immdiat, nous devons nous investir dans deux lieux où rside le sens profond de la mission universitaire, deux composantes fondamentales de l’anatomie universitaire : la tête et le cœur.
La tête, c’est la connaissance, l’exploration de l’humain et de la nature, la construction du savoir et la cration. C’est le domaine des dcouvertes, des solutions et de l’innovation. Nous prioriserons des projets qui cimenteront notre leadership en matière de recherche responsable, tourne vers le bien commun.
Le cœur, c’est l’exprience universitaire qui lève l’esprit et qui transforme des vies. C’est l’universit comme vecteur d’panouissement individuel et collectif. Nous travaillerons en priorit à inspirer nos tudiants et tudiantes et à bâtir un environnement d’apprentissage et de vie à la hauteur de leurs attentes.
Enfin, nous devons occuper un troisième champ prioritaire qui engage à la fois le cœur et la tête, qui appelle à la mobilisation de nos nergies en enseignement, en recherche et dans l’action sociale : c’est le dveloppement durable. Je le dis d’emble : nous avons l’obligation d’acclrer le pas dans la lutte contre les changements climatiques, tant dans nos propres pratiques que dans l’apport essentiel de nos chercheurs et chercheuses à la solution des problèmes poss par ce grand dfi gnrationnel. Les prochaines annes seront dcisives à cet gard.
Commençons par la tête, l’universit qui dcouvre, cre, produit des ides et propose des solutions. Nos succès en recherche parlent d’eux-mêmes. Plusieurs des membres de notre corps professoral comptent parmi les scientifiques les plus cits à l’chelle internationale par leurs pairs et nous avons même quelques collègues à qui l’on attribue l’mergence de nouveaux champs du savoir. Il faut maintenant aller encore plus loin. Pour que l’91³ÉÈË prserve son statut de grande universit de recherche, la culture de la recherche et la volont d’exceller doivent être omniprsentes et percoler dans tout ce que nous faisons. Et partout où nous le faisons : dans nos laboratoires, dans nos cliniques, sur le terrain, dans nos salles de cours et en milieu communautaire ici ou à l’tranger.
Les conditions d’un tel effort au service du bien commun se mettent en place. Je pense par exemple à la Fondation Courtois, qui a choisi en avril dernier de verser à l’91³ÉÈË un don de 159 M$, le plus important jamais fait au Canada pour la recherche en sciences naturelles. Ce don nous permettra de faire de notre tablissement un haut lieu de la dcouverte de nouveaux matriaux et même de transformer notre façon de faire de la recherche. Les quipes qui y travaillent ont les coudes franches pour mener une recherche libre et audacieuse. Elles profiteront d’un soutien en robotique et en informatique de très haute performance. Nous y apprendrons à utiliser l’intelligence artificielle à chaque tape du processus de dcouverte.
Justement, lever les barrières à l’adoption de l’intelligence artificielle, la rapprocher de disciplines comme l’thique, les neurosciences et les sciences sociales font partie de nos propositions stratgiques. Nous nous trouvons dans une position particulièrement favorable pour raliser pleinement le potentiel d’une intelligence artificielle responsable, au service du bien commun, et nous multiplierons les efforts dans cette avenue au cours des prochaines annes.
Au-delà des grands projets structurants comme ceux que je viens de mentionner, l’Universit doit tout mettre en Å“uvre pour accroître son influence en recherche au Canada et à l’tranger, particulièrement autour des pôles d’excellence où la rputation de l’91³ÉÈË est tablie ou en mergence. Nous voulons être vus, reconnus et entendus. Il s’agit de mettre en valeur l’expertise de nos collègues dans les structures dcisionnelles en recherche, d’intensifier nos efforts autour des prix et distinctions, de favoriser le rfrencement et la diffusion des travaux de nos chercheurs et chercheuses, y compris les publications en langue française et la recherche-cration, de mobiliser nos expertises dans l’laboration des politiques publiques, de soutenir l’entrepreneuriat social et technologique et de nous pencher srieusement sur les conditions de recrutement et de rtention des universitaires de renomme internationale qui se sont installs chez nous.
Au service du même objectif, celui d’être une organisation d’influence, nous continuerons de construire notre leadership dans les domaines du libre accès des rsultats de recherche et de la science responsable. En participant à des mouvements de mobilisation internationale comme l’Initiative d’Helsinki sur le multilinguisme dans la communication savante ou la Dclaration de San Francisco sur l'valuation de la recherche. Et en pilotant des projets à porte globale comme la Dclaration de 91³ÉÈË pour un dveloppement responsable de l’intelligence artificielle.
La tête n’est rien sans le cÅ“ur, sans les individus qui forment l’Universit et qui en sont la raison d’être. Plusieurs initiatives qui sont en cours ou à venir participeront à la transformation de l’exprience d’tudier ou de travailler à l’Universit. Il s’agira pour nous de faire en sorte que l’91³ÉÈË demeure une destination de choix pour ces personnes, qu’elles soient de la rgion de 91³ÉÈË ou des points les plus loigns au Qubec et ailleurs sur la planète. Nous voulons que ce que le monde a de mieux à offrir se retrouve ici, sur nos campus, en français. Nous voulons être, dans tous les sens de cette expression, l’91³ÉÈË et du monde.
Cet automne, nous avons commenc à implanter de nouveaux parcours d’tudes qui procureront à nos tudiants et tudiantes une exprience concrète en lien avec leur domaine d’tudes et leurs aspirations professionnelles et personnelles. Avec RECI, nous proposons au premier cycle des parcours optionnels, conçus sur mesure, individuellement, qui prendront la forme d’un stage en milieu communautaire, d’un sjour à l’tranger ou d’une contribution à un projet de recherche et cration. Les parcours sont offerts en musique, sciences infirmières, science politique et informatique et recherche oprationnelle. Ils le seront graduellement dans d’autres units.
Le programme de formation, de sensibilisation et de soutien à l’entrepreneuriat Millnium Qubecor a lui aussi pris son envol. Le don de 40 M$ que nous avons reçu de Qubecor et de la Fondation Chopin-Pladeau donne un essor au volet entrepreneurial de l’Universit, aussi bien auprès de la communaut tudiante que du personnel de recherche. La porte des initiatives djà en cours à l’Universit sera dcuple : nous pourrons accompagner ceux et celles qui ont de bonnes ides ou de la « graine d’entrepreneur » dans leurs projets d’entreprise ou d’organisme sans but lucratif.
En plus d’offrir de nouvelles voies d’apprentissage et de ralisation personnelle, nous devons mieux appuyer nos tudiantes et tudiants pour continuer d’attirer chez nous les meilleurs et les plus engags, et assurer leur succès dans nos programmes. Nous avons à cet effet mis sur pied plusieurs initiatives originales, à commencer par l’ajout de 14 conseillers et conseillères à la russite dans nos facults et coles et la diffusion de formations virtuelles qui prparent aux moments cls du parcours universitaire. L’argent tant le nerf de la guerre pour la russite aux cycles suprieurs, nous rflchissons à des façons d’offrir un financement minimal pendant la dure des tudes en combinant diffrents types de bourses à des occasions de rmunration par l’auxiliariat de recherche ou l’enseignement. Et nous continuons de soutenir l’examen de nos modalits d’enseignement afin de tirer profit des leçons tires de la pandmie en matière d’innovation pdagogique. Comme je l’ai dit dans un blogue que je publie depuis quelque temps, j’invite les membres du personnel enseignant de l’91³ÉÈË Ã se mobiliser autour de cette volont d’inspirer notre communaut tudiante pour qu’elle dveloppe son immense potentiel.
Par ailleurs, nous dploierons beaucoup d’efforts au cours des prochaines annes pour amnager de meilleurs locaux d’enseignement, des laboratoires plus performants et des lieux de vie mieux adapts à nos besoins. Cet automne, une première cohorte a pu dcouvrir le nouveau campus de Brossard, qui offre principalement des formations courtes axes sur le dveloppement professionnel. À Saint-Hyacinthe, 63 M$ seront investis pour construire des installations qui moderniseront l’enseignement en mdecine vtrinaire et permettront l’accroissement des cohortes. Un partenariat avec l’Universit du Qubec à Rimouski et un financement additionnel du gouvernement nous permettront de former chaque anne 25 nouveaux tudiants et tudiantes dans un programme partiellement dlocalis. Nous prparons la phase II du campus MIL dans laquelle nous procderons à l’agrandissement du Complexe des sciences et nous amorçons le processus qui mènera à la construction du pavillon Pierre-Pladeau, qui hbergera le programme Millnium Qubecor et le futur centre d’innovation de l’Universit. Et il suffit de se rendre sur la place Publique du campus de la montagne que l’on connaissait auparavant comme la place de La Laurentienne pour raliser à quel point les changements à venir rehausseront le plaisir de frquenter notre tablissement. Je souligne ici que la revitalisation de cette magnifique place a t finance en grande partie par les cotisations non obligatoires de la communaut tudiante.
La convivialit de nos campus passe aussi par notre capacit à faire en sorte que chaque personne puisse y trouver sa place. Nos actions resteront ancres dans les valeurs d’quit, de diversit et d’inclusion que nous avons faites nôtres. Et bien que beaucoup de travail reste à faire pour accueillir adquatement les membres des Premiers Peuples au sein de l’Universit, nous sommes fiers du bout de chemin que nous avons parcouru à leurs côts.
Enfin, il faut agir sur un troisième front, qui mobilise le cœur et la tête : le dveloppement durable et la rponse à l’urgence climatique. C’est un enjeu stratgique de toute première importance pour l’Universit et un vecteur d’influence considrable.
À cet gard, l’anne qui vient sera un moment charnière pour finaliser nos engagements institutionnels et tablir des cibles claires, prcises et ralistes. Notre engagement phare dans la transition durable de nos campus est l’atteinte de la carboneutralit d’ici 2040. Notre plan de rduction des gaz à effet de serre (GES) est presque prêt et sera bientôt annonc. Il comprendra une cible intermdiaire de rduction des GES pour 2025 qui sera aussi annonce prochainement.
L’anne 2025, c’est presque demain et j’entends djà le tic-tac de l’horloge. Je suis toutefois persuad que nous atteindrons nos cibles. Les travaux de rnovation en cours sur le campus de la montagne, notamment à la centrale thermique, où nous remplaçons de vieilles chaudières à gaz par des chaudières lectriques, nous permettront de faire des gains apprciables dans la rduction des GES.
L’chance de 2025 vaut aussi pour le retrait des investissements du Fonds de dotation de l’Universit dans le secteur des nergies fossiles. C’est un engagement qui s’ajoute aux autres dcisions que nous avons prises en matière d’investissement responsable et qui visent à rduire l’intensit carbone de nos portefeuilles d’actions.
Notre rponse à l’urgence climatique considère la porte de l’ensemble des activits de l’Universit. Notre plan d’action touche aux questions de mobilit, de gestion des matières rsiduelles, de la nourriture servie dans nos points de service alimentaire, de biodiversit, d’enseignement et de recherche.
Djà , plusieurs avances ont t ralises. Local Local a presque atteint sa cible de 65 % d’aliments offerts qui sont d’origine qubcoise. La Direction des immeubles a recrut une charge de projet en gestion des matières rsiduelles. Un guide sur les dplacements coresponsables sera bientôt publi à l’intention des universitaires en voyage à l’tranger. Le Complexe des sciences a obtenu sa certification LEED Or et le campus MIL s’expose comme une vitrine du dveloppement durable à 91³ÉÈË. Et l’quipe du projet Construire l’avenir durablement s’affaire à instaurer une culture coresponsable en recherche. Il nous reste encore à intgrer le concept de dveloppement durable dans les formations que nous offrons à l’Universit – et à assumer, à partir de nos forces en sant humaine, sant animale et sant des cosystèmes, une influence plantaire dans la recherche applique et fondamentale au service de la transition climatique.
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La qualit de l’exprience universitaire, le leadership en recherche et le dveloppement durable. Le cœur, la tête et un dfi gnrationnel qui fait appel autant au cœur qu’à la tête. Trois puissants vecteurs d’influence à dvelopper pour l’Universit. Trois appels à la communaut universitaire à oser le changement, à miser sur la pluralit de nos parcours et de nos points de vue et à fdrer nos nergies. Voilà nos priorits pour les mois et les annes à venir. Voilà comment nous progresserons vers notre objectif de devenir l’universit de langue française la plus influente dans le monde.
Notre succès viendra de la mobilisation de nos units d’enseignement et de recherche et des membres de la communaut universitaire. Le message que je vous ai livr aujourd’hui, j’irai le porter à l’ensemble de notre communaut ce mercredi à l’occasion d’une sance d’changes de style assemble publique. C’est à 8 h 30, à l’agora du pavillon Jean-Coutu, et vous y êtes bien sûr toutes et tous invits.
Permettez-moi de terminer par une petite vignette, dans la srie « tranche de vie du recteur ». Ces dernières semaines, j’ai eu la chance d’assister notamment à des performances sportives de nos Carabins, à un fabuleux concert de l’Orchestre de l’91³ÉÈË, à une confrence où nos spcialistes de l’astrophysique ont expliqu au public l’inestimable contribution de l’Universit au projet de tlescope spatial James-Webb, à une crmonie de rconciliation avec les Premiers Peuples, à une rencontre avec des experts et expertes en recherche-cration, à des rceptions pour honorer nos anciens et anciennes, et j’en passe, tout cela dans la foule des collations des grades, où j’ai pu fliciter plus de 5000 personnes nouvellement diplômes. Par ma fonction de recteur, j’ai ce privilège unique de voir au quotidien l’ensemble de vos succès et de vos ralisations. Les mots me manquent pour vous dire toute la fiert que m’inspire notre universit. Peu importe la manière dont vous contribuez à ce que nous sommes et à ce que nous ralisons, je veux vous dire merci, continuez, allez encore plus loin ensemble, avec la conviction que nous faisons quelque chose de grand, de beau et d’important.
Chers et chères membres de l’Assemble universitaire, je vous remercie pour votre coute. Je suis prêt à recevoir vos questions.
Merci.