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Communications

Le Qubec, champion de la productivit universitaire

Pendant que Qubec annonçait la semaine dernière des compressions de 5,2 % dans les budgets de fonctionnement des universits, le Conseil ontarien de la qualit de l’enseignement suprieur (COQES) publiait un rapport sur la « productivit du système public d’enseignement postsecondaire de l’Ontario ». Le texte porte sur l’Ontario, mais il fournit plusieurs comparaisons statistiques interprovinciales qui nous clairent sur un aspect indit de la ralit universitaire qubcoise : sa formidable productivit.

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Pendant que Qubec annonçait la semaine dernière des compressions de 5,2 %  dans les budgets de fonctionnement des universits, le Conseil ontarien de la qualit de l’enseignement suprieur (COQES) publiait un sur la « productivit du système public d’enseignement postsecondaire de l’Ontario ». Le texte porte sur l’Ontario, mais il fournit plusieurs comparaisons statistiques interprovinciales qui nous clairent sur un aspect indit de la ralit universitaire qubcoise : sa formidable productivit.

Qu’est-ce que la productivit ? C’est produire un bien ou un service, de la meilleure qualit possible et au meilleur coût possible. Or, selon le rapport du COQES, les universits qubcoises diplôment plus d’tudiants que partout ailleurs au Canada, et à moindre coût.

Le Qubec se classe en effet au premier rang parmi toutes les provinces canadiennes quant au nombre de diplôms par enseignant. Pour chaque enseignant, on compte au Qubec 7,2 diplôms, contre une moyenne canadienne de 5,9. Nous sommes même loin devant la 2e place, la Colombie-Britannique, où l’enseignant moyen « produit » 6,4 diplôms.

Le Qubec se dmarque aussi au chapitre des coûts. Il en coûte à notre socit 43 861 $ pour former un tudiant, 53 019 $ en Ontario, et 82 357 $ à l’Île-du-Prince-Édouard.

Bref, si j’tais un homme d’affaires et que je regardais froidement ces chiffres, je dirais que le Qubec est un eldorado universitaire et le meilleur endroit où investir dans l’enseignement suprieur au pays.

Mais vous aurez compris que je ne suis pas un homme d’affaires. Je suis recteur. Et là où certains voient de la productivit, je vois plutôt un inquitant manque de ressources pour nos universits. Avec le risque qu’un jour ou l’autre, la formation que nous offrons soit dvalue sur « le march des diplômes ».