Le de l’UdeM apporte une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne : nous avons limit au strict minimum les effets des compressions sur les activits de notre communaut. Nous avons vit, par exemple, toute suppression d’emplois. La mauvaise : nous entrons dans une difficile priode de stagnation.
La dernière anne financière aura t pnible. Les coûts de la crise tudiante et les compressions gouvernementales annonces en cours d’anne nous ont forcs à refaire notre budget à quatre reprises! Nous, qui avions prvu rembourser une partie de notre dette, devons dsormais l’alourdir de 18,2 M$...
Et maintenant, pour les six annes qui viennent, nous n’avons plus aucune marge de manÅ“uvre. Cela signifie que nous devrons mettre la plupart de nos projets stratgiques en veilleuse, sauf pour ceux qui seront financs par la campagne Campus 91³ÉÈË. ³¢â€™U»å±ð²Ñ sera contrainte à faire du surplace. Et malheureusement, dans notre monde universitaire, qui n’avance pas recule.
Comprenons-nous bien, l’UdeM n’est pas en concurrence avec les grandes universits de recherche du reste du Canada et des États-Unis pour une question de recrutement tudiant, de statut ou de rang dans les classements internationaux. Notre universit n’a jamais t une entreprise, et elle ne le sera jamais. Si nous demandons un financement comparable à ces universits, c’est pour assurer à nos tudiants une formation de qualit comparable. C’est pour offrir à nos chercheurs des moyens et des outils comparables.
Bref, nous ne sommes pas en concurrence avec les universits du monde. Nous sommes en concurrence avec notre propre mission. Tout ce que nous voulons, ce sont les moyens de mieux remplir cette mission, pour aider le Qubec à se dvelopper.
À moins d’un revirement de situation aussi soudain que ce que nous avons vcu en 2012, je me prpare donc à grer une priode de stagnation pour la plus grande universit du Qubec. Et à tout faire en mon pouvoir pour que notre socit s’attaque une fois pour toutes au problème du sous-financement de ses universits.