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Communications

Ce que veulent les parents

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La rponse : des enfants diplôms! Non seulement 9 parents sur 10 nourrissent des ambitions universitaires pour leur progniture, mais 62 % d’entre eux envisagent pour elle une maîtrise ou un doctorat. C’est ce que nous apprend une d’Ipsos ralise à la demande de la Banque HSBC. Ce sondage a t men auprès de 4 592 parents dans 15 pays. C’est là tout son intrêt : il permet de comparer notre vision de l’enseignement suprieur à celle des autres.

Deux donnes m’ont frapp concernant les parents canadiens. La première, c’est que pour une majorit d’entre eux, le bac est une finalit  – seulement 48 % accordent de l’importance à la poursuite des tudes à la maîtrise et au doctorat. C’est 13 points de pourcentage de moins que les parents français!  En fait, c’est l’un des taux les plus bas parmi les 15 pays de l’tude. Les parents de Malaisie (91 %), de Turquie (86 %) et du Brsil (84 %) valorisent dans une proportion nettement plus forte la poursuite des tudes au-delà du premier cycle.

L’autre donne qui m’a tonn, c’est que, selon 47 % des parents canadiens, la formation universitaire doit d’abord et avant tout prparer au march de l’emploi, contre 44 % pour les Amricains et 29 % pour les Français.

Les deux donnes que j’ai retenues ne sont pas trangères l’une à l’autre. Il y a un corollaire à tablir entre le poids que les parents canadiens accordent au baccalaurat, par rapport aux cycles suprieurs, et les attentes qu’ils placent dans l’obtention d’un diplôme pour aider leurs enfants à se dmarquer sur le march du travail. Il faut croire que, pour une majorit de parents canadiens, aller à l’universit est une bonne chose, mais en sortir après trois ou quatre ans est une meilleure chose encore. Pas besoin de maîtrise ou de doctorat pour trouver un emploi !

En ralit, ce n’est pas le cas ou plutôt, ce sera de moins en moins le cas. Nous vivons actuellement une transition vers une conomie qui carbure au travail intellectuel. Et dans ce nouveau rseau d’changes, ce sont les experts qui sont en demande, et en concurrence partout dans le monde.

Les jeunes l’ont bien compris. À l’UdeM, plus du quart de nos tudiants sont inscrits au 2e ou au 3e cycle. Ils savent les nombreux avantages qu’une ducation universitaire plus pousse leur procurera, bien au-delà de la simple question du type d’emploi et du salaire. En ce sens, ils sont peut-être plus sages que leurs parents. En tout cas, certainement plus prvoyants!