91³ÉÈË

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J’ai un baccalaurat en information et orientation professionnelles de l’Universit de Sherbrooke et j’ai t conseillère en emploi pendant plus de 10 ans. J’ai travaill avec diffrentes clientèles, que ce soit des jeunes à un carrefour jeunesse-emploi, des communauts immigrantes ou encore des personnes avec une dficience visuelle. Depuis 2021, je suis conseillère au [SESH] de l’UdeM. Je me suis toujours intresse à la relation d’aide et, pour moi, c’est important de dfendre des valeurs qui me tiennent à cœur.

À quoi ressemble votre travail au quotidien?

Je rencontre des tudiants et tudiantes pour valuer en quoi leur handicap est une barrière dans leur parcours de formation. Je cre des plans d’intervention et je leur propose des accommodements raisonnables pour les aider dans leurs apprentissages. Par exemple, quand il s’agit d’un handicap visuel ou auditif, il peut s’agir d’adapter des documents pour en faciliter la lecture ou d’offrir les services d’un interprète. Parfois, je dois faire de la mdiation pour trouver un accommodement qui convient à la fois au professeur et à l’tudiant. Je peux aussi recommander d’autres services, que ce soit en orthopdagogie, en psychologie ou en tutorat. J’anime galement des ateliers de groupe sur des thèmes comme la manière de divulguer une situation de handicap. Le but, c’est avant tout de briser l’isolement.

Que prfrez-vous dans votre travail?

Lorsque je sens que je contribue à faire avancer les choses et que j’aide un tudiant ou une tudiante à diminuer la barrière de son handicap. Ça arrive tous les jours! Ainsi, je peux faire de la coordination pour permettre à une personne qui a un handicap visuel de passer un examen. Je dois rserver un local avec une tlvisionneuse, demander au professeur ou à la professeure une copie de l’examen et engager quelqu’un pour lire les questions. Dernièrement, une tudiante m’a envoy un S.O.S. parce que son anxit la paralysait avant un examen. Je l’ai aide à trouver des solutions pour grer son stress. On n’apprend pas ça à l’cole! Plus de 80 % de notre clientèle a un handicap invisible, qu’il soit li à la sant mentale ou d'ordre neurologique. Il peut s’agir d’un trouble de l’attention, d’un trouble du spectre de l’autisme, de bipolarit ou de dpression. Pour faire ce travail, il faut être très empathique et ne pas juger. Ça prend aussi de la crativit et une grande capacit d’analyse parce que chaque cas est diffrent. On est vraiment des intervenants de première ligne : on traite des situations et des enjeux varis.

Quel serait votre souhait pour les personnes en situation de handicap à l’UdeM?

Que les gens aient une meilleure comprhension des handicaps visibles et invisibles. Malheureusement, il y a encore beaucoup de prjugs et de stigmatisation. C’est pourquoi la sensibilisation est si importante. Il pourrait aussi y avoir plus de souplesse dans le processus administratif, qui est parfois rigide. J’imagine un lieu qui pourrait s’appeler « maison des services aux tudiants et tudiantes » et qui regrouperait tous les services au même endroit. Je souhaiterais que chaque tudiant et chaque tudiante aient la possibilit d’atteindre leurs objectifs, peu importe leur handicap, et qu’on ne minimise pas l’tat de leur sant mentale. J’aimerais qu’il y ait plus d’inclusion. Pas seulement pour les personnes en situation de handicap, mais pour toutes celles qui sont marginalises.