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Communications

Savoir et emploi : un couple mal assorti (1)

« Les cerveaux doivent correspondre aux besoins des entreprises ». Dieu sait si l’on m’a reproch cette affirmation ! Plusieurs y ont vu l’expression finie de l’infodation de l’universit au secteur priv et m’ont accus d’être le chantre de la marchandisation du savoir. J’ai djà eu l’occasion de m’expliquer ailleurs à ce sujet. Je ne veux pas revenir sur les mots, souvent cits hors contexte, mais bien sur la ralit qu’ils recouvrent : les liens entre le savoir et l’emploi.

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¶Ù²¹²Ô²õÌý: Des cerveaux, des entreprises, Carnet

« Les cerveaux doivent correspondre aux besoins des entreprises ». Dieu sait si l’on m’a reproch cette affirmation ! Plusieurs y ont vu l’expression finie de l’infodation de l’universit au secteur priv et m’ont accus d’être le chantre de la marchandisation du savoir. J’ai djà eu l’occasion de m’expliquer à ce sujet. Je ne veux pas revenir sur les mots, souvent cits hors contexte, mais bien sur la ralit qu’ils recouvrent : les liens entre le savoir et l’emploi.

Savoir et emploi : c’est un couple que l’on a toujours pris bien soin de divorcer… avant même qu’il ne soit mari! Non sans raison d’ailleurs. Une universit n’est pas une agence de placement. Son rôle premier est de faire avancer le savoir et de le transmettre dans le meilleur intrêt de toute la socit.

Mais il se trouve que faire avancer le savoir de nos jours, c’est faire avancer non seulement les esprits, mais aussi les industries, les services à la population, l’conomie locale et internationale, le dveloppement durable, les arts, bref la socit au grand complet.

Nos tudiants choisissent une discipline d’abord et avant tout en fonction de leurs intrêts. Mais on se berce d’illusions si l’on pense que la grande majorit d’entre eux ne frquentent pas l’universit aussi avec l’ambition de faire carrière dans un domaine qui leur permettra de se raliser et de subvenir à leurs besoins. L’universit est devenue un passage quasi oblig vers le march du travail. Et nos tudiants le savent mieux que quiconque.

Les universits ne travaillent pas pour les employeurs : elles travaillent à l’avancement des connaissances pour le bien commun. Mais je crois que les employeurs devraient travailler pour les universits. Ils devraient tablir des canaux de communication plus efficaces avec les tablissements d’enseignement suprieur – et avec les tudiants eux-mêmes. Et, surtout, faire connaître leurs besoins.

Je vous expliquerai dans mon prochain billet pourquoi nos entreprises, petites et grandes, ont tout intrêt à faire connaître les formidables perspectives de carrière qu’elles offrent, tout particulièrement dans un monde en pleine mutation dmographique qui est aujourd’hui frapp par la raret des comptences.

Et des comptences, nos tudiants et nos diplôms en ont!