Peu de gens savent que le « um » qui suffixe , la grande banque terminologique du gouvernement fdral, dsigne l’91³ÉÈË. C’est sur notre campus, en effet, qu’est n dans les annes 60 le projet de constituer un outil de rfrence terminologique adapt aux conditions d’expression d’un des rares pays officiellement bilingues. En 1975, Ottawa fit l’acquisition de cette formidable somme linguistique pour la mettre à la disposition du public, au plus grand bonheur de milliers de traducteurs et d’interprètes.
Autant dire que ce n’est pas d’hier que la langue française est un objet d’tudes, de transmission, de passion à l’91³ÉÈË. Elle est la langue d’enseignement pour des milliers de professeurs et plus de 65 000 tudiants. Elle est la langue de travail pour les quelque 5000 personnes qui travaillent dans nos murs. Et elle est la langue qui nous dfinit comme tablissement universitaire à la face du monde.
La langue française n’est sans doute pas aussi assige que l’avancent certains. Mais il ne fait pas de doute que son usage en milieu universitaire, où l’anglais domine nettement dans certains domaines de recherche, pose des dfis particuliers aux tablissements de langue française. C’est pourquoi nous venons de mettre sur pied un bureau de valorisation de la langue française. Son mandat : renforcer le statut de l’UdeM comme grande universit francophone, en actualisant sur notre campus le formidable hritage du français comme vecteur de transmission de la connaissance. Le projet sera men sous l’autorit d’une sommit dans le domaine, la professeure Monique Cormier, inspiratrice des Journes qubcoises des dictionnaires.
Il n’y a là rien d’tonnant à ce que l’une, sinon la plus importante universit de la Francophonie, se dote d’un tel organe de promotion du français. Comme le souligne Monique Cormier en entrevue à , l’UdeM a toujours t « une universit dont l’identit est soude à la langue française ». C’est parce que nous l’avons cheville au corps – et au corps enseignant en particulier! – que nous voulons promouvoir la langue française.
Car le français est plus qu’une langue : c’est un hritage. Et nous sommes très fiers de pouvoir en assurer la transmission aux gnrations futures.Â