Un quotidien montralais rapportait cette semaine que je recommandais la modulation des droits de scolarit comme une piste de solution au sous-financement universitaire. Ce n’est pas la première fois que je me prononce sur cette question, ce ne sera pas la dernière non plus, même si cela me vaut chaque fois une jolie vole de bois vert.
Pourtant, les observateurs du monde universitaire sont de plus en plus nombreux à s’tonner que nos tudiants paient tous les mêmes droits, quels que soient le programme ou l’tablissement qu’ils frquentent. Dans une chronique bien sentie, rappelait, au plus fort du printemps dernier, que les tudiants savent compter, et que c’est un peu le pactole pour ceux d’entre eux qui sont inscrits à des programmes professionnels, comme la mdecine et le droit.
La modulation est la norme partout en Amrique du Nord. D’ailleurs, tous les contribuables qubcois modulent sans le savoir leur contribution au financement universitaire. Peu de gens savent en effet que pour un tudiant inscrit au 3e cycle en mdecine, une universit reçoit du gouvernement un peu plus de 10 fois la somme qu’il reçoit pour un tudiant en administration ou en lettres. Bref, l’État module djà , selon le coût des programmes.
Pourquoi la formule ne s’appliquerait-elle pas galement aux tudiants? Il faut se poser la question, d’autant plus que la rflexion sur le financement de nos universits se fait sur la base d’une comparaison des universits des autres provinces. Or, chaque fois que nous parlons des droits de scolarit ailleurs au Canada, nous prenons une moyenne. C’est trompeur : derrière cette moyenne, il existe une très grande variation selon que l’tudiant est inscrit en mdecine dentaire ou en musique.
Pour comparer des pommes avec des pommes, il ne faut pas comparer un tarif unique avec un tarif moyen, mais bien un modèle avec d’autres modèles. J’y reviendrai dans un prochain billet.