Portrait de chercheur

Biodiversit vgtale en mutation
Etienne Lalibert
FACULTÉ DES ARTS ET DES SCIENCES
Professeur titulaire
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Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biodiversit fonctionnelle vgtale
Directeur de l'Observatoire arien canadien de la biodiversit ()
L’avance des moyens technologiques permet aujourd’hui de « voir au travers des feuilles » et de cartographier à distance et à haute rsolution la biodiversit vgtale sur d’immenses territoires. Grâce à l’imagerie arienne et aux drones, les chercheurs comme Etienne Lalibert peuvent obtenir un tableau prcis de la situation à diffrents moments de l’anne et sous toutes les conditions.
Selon Etienne Lalibert, les changements climatiques et l’rosion de la biodiversit, deux des enjeux environnementaux actuels, ne sont pas des problèmes spars. « De plus en plus, on ralise qu’ils doivent être considrs simultanment », dit-il. Pour viter, ou à tout le moins ralentir, le rchauffement de la planète, il est impratif de rduire nos missions de gaz à effet de serre. Heureusement, il est possible d’extraire du CO2 de l’atmosphère. Et pour y arriver, prcise le professeur, il faut permettre à la vgtation de « jouer son rôle comme elle le fait depuis des centaines de millions d’annes ». Ainsi, non seulement les arbres absorbent le CO2, mais ils le stockent. « Il faut mesurer le niveau de carbone stock dans la vgtation et l’augmenter en restaurant des cosystèmes dgrads et en changeant nos pratiques forestières », explique-t-il.
Etienne Lalibert a consacr les 15 dernières annes à la recherche. « Je veux continuer, mais en même temps, je sens l’urgence d’agir. Les choses changent rapidement et l’on doit trouver la façon de mettre en pratique les connaissances actuelles pour optimiser certaines pistes de solution », mentionne-t-il. La survie des cosystèmes va de pair avec la nôtre.
Comment est n votre intrêt pour la nature?
J’ai toujours aim le plein air, peut-être parce que j’ai grandi en banlieue de 91³ÉÈË, près du parc national du Mont-Saint-Bruno. Mes premiers souvenirs d’enfance, c’est d’avoir pass beaucoup de temps dans ce grand parc. Très jeune, j’ai ressenti un attachement profond pour la forêt, qui m’a suivi tout au long de mon parcours universitaire.
Qu’est-ce qui vous a amen à tudier en Nouvelle-Zlande, puis à enseigner en Australie?
Le hasard. Après avoir termin mon baccalaurat en biologie à l’Universit McGill, j’ai travaill au Jardin botanique de 91³ÉÈË pendant deux ans. J’y faisais de l’ducation environnementale à la Maison de l’arbre Frdric-Back auprès d’enfants et aussi d’adultes. Ensuite, j’ai fait une maîtrise à l’91³ÉÈË, puis publi un certain nombre d’articles scientifiques. De là , j’ai obtenu une bourse d’tudes offerte par l’Universit de Canterbury à Christchurch, la troisième ville de Nouvelle-Zlande. Après mon doctorat, un poste de professeur à l’Universit d’Australie-Occidentale m’a t offert et je me suis install à Perth avec ma petite famille. En 2015, un poste s’est ouvert à l’91³ÉÈË et nous sommes revenus au Canada. Je garde des liens avec l’Australie : une de mes tudiantes de doctorat y travaille sur un projet de reboisement.
On peut suivre les travaux d’ en consultant les articles et la revue de presse qui paraissent sur UdeMNouvelles.